MAIK: LE FILS DE JOSEPH

LE FILS DE JOSEPH HECHT :   Henri Joseph Hecht, dit Maïk (1922–1993)

Kochka au clair de lune huile sur toile 1991

Naissance et famille
Henri Hecht, plus connu sous le nom de Maïk , est né à Paris le 27 mars 1922. Il est le fils du célèbre peintre graveur Joseph Hecht et de sa femme Ingrid Morsing. Son enfance est marquée par le décès de sa mère en 1935. Il est alors envoyé en pension près de Beaune. Ses relations avec son père seront ensuite difficiles du fait de l’absence de sa mère et de sa dyslexie quelque peu sous diagnostiquée à l’époque….


En 1940, à l’âge de 18 ans, Maïk s’engage dans la Marine française en tant qu’infirmier et est affecté à Brest d’où il suivra la première partie de la guerre. Capturé, il est emprisonné avant d’être libéré. Après sa libération, il travaille et surtout se cache (car juif )comme bûcheron dans l’Orne près de Sainte Marguerite de Carrouges ( avec Mouloudji et son frère qui deviendront ses amis) jusqu’à la Libération de la France. C’est là qu’il fait connaissance de l’institutrice du village, Irma Chevalier, qui deviendra sa femme. Il passera le reste de sa vie à Paris habitant 14 cité Falguières après le décès de son père.

Ils auront trois enfants : Sylvain né en 1946, Frédéric en 1954 et finalement Ingrid en 1957.

Carrière artistique

Avant de se faire connaitre comme peintre, il est acteur pour le cinéma et le théâtre. Il a tourné dans les films suivants : « Les honneurs de la guerre », « sans tambour ni trompette en 1960, « deux de l’escadrille en 1953, « si tous les gars du monde », « cette nuit là » ( liste non exhaustive). Au théâtre on peut citer « la P respectueuse ».

Maïk se lance dans la peinture en 1956. Il se définit comme un peintre primitif, et non naïf et développe un style unique en décalage assez complet avec l’œuvre de son père par sa gaîté et son inventivité. Les animaux sont omniprésents mais ils sont heureux et vivent dans des univers tranquilles. Ses œuvres mêlent innocence et sophistication, avec des couleurs vives et des compositions harmonieuses.

Il expose rapidement dans des lieux prestigieux, notamment au Musée d’Art Moderne de Paris (1966, 1967, 1968), au Salon d’Automne, au Salon de Bollène et au Centre National de la Tapisserie d’Aubusson. Ses œuvres sont également présentées à l’étranger, comme au Salon de l’Art suédois.

Il exposera surtout beaucoup à la galerie Findlay à Paris, aux Etats Unis et au Japon.

En 1960, il tient sa première exposition personnelle à Paris, marquant le début d’une carrière internationale. Ses tableaux sont aujourd’hui conservés dans des musées comme le Musée National de Budapest, le Centre d’Art Contemporain de Rehovot (Israël), le Musée d’Art Naïf de l’Île-de-France à Vicq et le musée de Colmar.

Autres talents
En plus de la peinture, Maïk a conçu des tapisseries en collaboration avec Aubusson, créé des bijoux en édition limitée avec son ami Laurent Laguinier, et écrit ainsi qu’illustré des livres pour enfants : Flegmatique le lion, etc

Décès
Henri Hecht Maïk s’éteint brutalement en 1993.

Lion sur sa branche
Tapisserie d’Aubusson
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